En 1939 Un incident mélodramatique précipite la « montée » à Paris dont Georges rêve depuis quelque temps : mêlé à une affaire de vol de bijoux sans gravité, il écope d'un an de prison avec sursis, ce qui lui vaut d'être renvoyé du collège.
En 1940, Brassens rallie la capitale, où il loge chez sa tante. Bientôt contraint au chômage par une bombe tombée sur les usines Renault où il exerce le métier de man½uvre, il apprend le piano sur l'instrument de sa tante, et écrit ses premières rimes.
En 1942 il publie pour la première fois, à compte d'auteur, un recueil de poèmes assez satirique intitulé à la venvole.
En 1943 il est requis par le S.T.O (Service du travail obligatoire), et envoyé en Allemagne.
Un an plus tard, Brassens profite d'une permission pour quitter définitivement l'Allemagne. Devenu déserteur, il se cache terré dans sa chambre jusqu'au 24 août, date de la Libération de Paris.
En 1946 avec ses amis du STO et de Sète, il rêve de lancer un journal non conformiste, Le Cri des Gueux, projet qui ne verra jamais le jour. Il se lie avec un groupe d'anarchistes et collabore quelque temps au Libertaire sous le pseudonyme de Jo la Cédille.
En 1947 il publie à compte d'auteur un pamphlet surréaliste, La lune écoute aux portes, sous une fausse jaquette. Il tombe amoureux de Joha Heymann, une Estonienne juive de dix ans son aînée qui restera la discrète, fidèle et bien-aimée compagne de sa vie.
De 1948 à 1951 le succès se fait attendre... Le public du Caveau de la République, lui réserve un accueil glacial.
Le 6 mars 1952, Pierre Galante, chroniqueur à Paris-Match, lui décroche une audition chez Patachou, dans son cabaret montmartrois. La chanteuse et le public sont immédiatement subjugués. Jacques Canetti, ami de Patachou et directeur de la maison Polydor-Philips, invite Brassens à passer dans son fameux cabaret des Trois Baudets. Il réalise son premier enregistrement et rencontre Pierre Nicolas, qui deviendra son contrebassiste attitré et l'accompagnera toute sa vie.
1954 Tours de chant à l'Olympia, puis à Bobino. Sortie d'un album 33 tours. Prix de l'Académie Charles Cros. Parution de La mauvaise réputation.
1955 La chanson Le gorille est diffusée sur Europe 1, seule station à avoir accepté de passer le titre.
1957-1960 Triomphes à l'Olympia, à l'Alhambra et à Bobino. Tournée à l'étranger (Suisse, Belgique, Italie, Afrique du Nord).
1961 Brassens entreprend une tournée au Canada.
1962 Sortie du neuvième vingt-cinq centimètres. Mort de sa mère, le 31 décembre.
1963 Opération du rein. Prix Vincent Scotto. Son père décède 2 ans plus tard
1967 Deuxième opération du rein. Grand prix de poésie décerné par l'Académie française.
1968 Bien que Brassens ne se mêle pas aux manifestations de Mai , sa sympathie va aux jeunes contestataires.
1972 Il participe à un gala contre la peine de mort aux côtés de Léo Ferré.
1973 Nouvelle – et dernière – tournée en France et en Belgique.
1976-1977 Sortie de son dernier album, le douzième. D'octobre à mars, il passe à Bobino et pulvérise tous les records d'entrées.
1979 Il incarne Le hérisson pour un conte musical destiné aux enfants, émilie Jolie.
1980 Il enregistre avec Georges Tabet un double disque de Chansons de sa jeunesse, au bénéfice de l'Association Perce-Neige de Lino Ventura.
Le 29 octobre 1981, Brassens meurt d'un cancer.
« Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous, parce qu'il a horreur de discuter avec les agents.»
«Aucune idée sur terre n'est digne d'un trépas.»
«Le temps ne fait rien à l'affaire ; quand on est con, on est con.»
«Sans technique, le talent n'est rien qu'une sale manie.»

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